Atelier de l'Avenir

Les Ateliers du Monceau

Entreprise de Travail Adapté, située dans le zoning industriel de Grâce-Hollogne

30 ans déjà !

Les Ateliers du Monceau ont fêté leur 30ème anniversaire en septembre 2015.

 

Les Ateliers du Monceau sont une ETA

Une Entreprise de Travail Adapté est avant tout une société avec les mêmes modes de fonctionnement et les mêmes besoins de compétitivité que toutes les autres entreprises, le même risque de disparaître si ces besoins ne sont pas satisfaits. Le personnel qui la constitue est particulier et l’aide des pouvoirs publics permet à l’entreprise de tenir compte de ces particularités.

 

Le monde du travail ne place pas tous les travailleurs sur un pied d’égalité… Il vaut mieux pour réussir à s’y épanouir avoir le privilège de n’avoir aucun problème particulier et rares sont les employeurs qui sont prêts à faire confiance à ceux qui ont eu moins de chance dans leur vie. La plupart du temps, c’est l’entreprise qui demande au travailleur de s’adapter et celui qui n’en est pas capable n’y a tout simplement pas sa place.

Dans une entreprise de travail adapté, comme le nom l’indique, c’est exactement l’inverse qui se produit. C’est le travailleur, avec ses difficultés mais aussi et surtout avec ses compétences, qui est au centre des préoccupations … et c’est l’entreprise qui fait en sorte de permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même. Pour atteindre cet objectif, les moyens qu’elle déploie sont évidemment différents de ceux qu’on rencontre dans une entreprise classique. En termes d’organisation par exemple, l’ETA remplit une fonction sociale claire et nous nous appuyons sur des assistantes sociales qui font partie de l’effectif. Au niveau des postes de travail aussi, certaines modifications sont parfois rendues nécessaires par les particularités des travailleurs qui les occupent et nous demandons régulièrement l’avis des ergothérapeutes qui peuvent nous aider à tenir compte des difficultés de chacun.

Une ETA, c’est donc avant tout une entreprise sociale qui cherche à donner à tous ceux qui ont l’envie légitime de travailler l’opportunité de s’épanouir. Les membres de notre personnel trouvent ainsi aux Ateliers du Monceau d’abord un travail que nous nous efforçons de maintenir intéressant. Ils y trouvent aussi des possibilités de grandir et nous consacrons pour ça une attention toute particulière à la formation. La formation sur les postes de travail est bien sûr une nécessité qui prend la même importance que dans les entreprises classiques mais nous avons en plus d’autres priorités qui sont propres à la population de travailleurs de l’entreprise, par exemple pour développer leur capacité à faire face aux problèmes de la vie quotidienne (lire/écrire, maîtriser son budget).

L’aspect social d’une ETA se traduit évidemment par un coût qui correspond à la structure particulière, aux postes de travail adaptés, à la productivité réduite des travailleurs concernés, à leur absentéisme plutôt élevé…

Ce coût ne pourrait pas être supporté par l’entreprise si elle n’était soutenue par les aides que la politique (fédérale ou régionale) permette d’activer. Les ETAs sont en fait directement reliées à l’Agence Wallonne pour l’Intégration de la Personne Handicapée (AWIPH) qui prend en charge une partie du coût des travailleurs pour lesquels elle estime de façon indépendante la perte de rendement. Ces subsides peuvent couvrir jusqu’au tiers du coût salarial pour les travailleurs que l’AWIPH a jugé les moins productifs. Les subsides accordés par les pouvoirs publics permettent aussi de prendre en charge certains investissements et de contribuer à l’effort de formation du personnel. Du coup, pour les clients de l’entreprise ou pour tous ses autres partenaires, l’ETA apparaît comme une entreprise normale. La qualité des prestations réalisées et les délais sont du même niveau que ceux qu’une entreprise classique permettrait d’obtenir, pour un coût qui reste compétitif. Historiquement les « Ateliers Protégés » donnaient du travail avec les personnes handicapées une image sans doute un peu péjorative, celle d’un milieu privilégié où les travailleurs restaient indifférents aux soubresauts économiques et réalisaient sans enthousiasme et sans pression des tâches très basiques. Cette image ne correspond pas à ce que les entreprises de travail adapté sont aujourd’hui. Les aides dont l’entreprise bénéficie permettent de compenser une partie du coût que la mise au travail de personnes handicapées génère et cette couverture va en diminuant. Dans la plupart des ETAs, la recherche de la compétitivité et l’amélioration continue sont désormais les premières préoccupations parce que les segments de marché sur lesquels les ETAs sont positionnées sont hautement concurrentiels … et que les éventuelles erreurs de gestion ou de stratégie sont aujourd’hui sanctionnées comme dans les secteurs traditionnels. Il y a des exemples récents d’ETAs qui ont dû cesser leur activité, avec des conséquences parfois désastreuses pour une partie du personnel qui ne réussit alors souvent pas à se replacer dans des entreprises classiques...